Curieuse et rocambolesque histoire que cette affaire de vol d’argent, digne des romans populaires dont seule la cité phocéenne a le secret. 68 000 Euros, c’est exactement la somme que l’employée de la superette affirme avoir dérobée puis jouée au casino sur un coup de tête … avant de se dénoncer à sa hiérarchie.
Catherine a reconnu les faits, devant la présidente du tribunal, et sans la moindre contestation. Elle semble même avoir quelques remords. En effet c’est à 3 reprises qu'elle s’y est prise. Visiblement 20 ans de maison au service de cette enseigne lui ont permis de connaître les finesses du coffre fort des lieux...
« Je vois un psychiatre pour comprendre » a-t'elle déclaré au tribunal, ce qui lui vaudra une réaction lapidaire du procureur : « Allez plutôt voir un comptable ! » Il semblerait que la prévenue est toujours été une habituée des jeux d’argent, et notamment du casino de Cassis, mais cela s’est soudainement transformé en une addiction impossible à réfréner.
Tous les éléments d’une passion dévorante semblent s’être réunis rapidement : jouer et rejouer pour se refaire avec de surcroit de l’argent volé. La spirale devient infernale et forcément, c’est le drame. Catherine perd, ne parvient pas à se refaire et finit par se dénoncer, penaude, à son employeur éberlué qui la licencie aussitôt. Malgré son « mea culpa » la prévenue a écopé de 6 mois avec sursis (ce qu’a requis le parquet) et a promis au tribunal de rembourser ses dettes jusqu’aux derniers centimes.









